Dans une déclaration lue devant la presse ce jeudi 11 janvier 2017 au centre interdiocésain, la Conférence épiscopale nationale congolaise (Cenco) est montée au créneau pour dénoncer les accusations de «déstabilisation des institutions» proférées par des responsables politiques du pays contre l’Eglise catholique et plus particulièrement contre son chef, le Cardinal Monsengwo qui dénonçait les abus commis par les forces de l’ordre lors de la marche des chrétiens catholiques le 31 décembre dernier.
La Cenco justifie l’intervention du Cardinal qui en père ne pouvait rester silencieux et a élevé le ton «avec raison» face au mauvais traitement infligé aux croyants dont certains sont morts lors de la manifestation organisée par le Comité laïc de coordination (CLC).
«On assiste à une campagne d’intoxication, de désinformation voire de diffamation orchestrée même par des responsables des Institutions de la République contre l’Eglise catholique et sa hiérarchie.. C’est
inacceptable ! Cette campagne de mépris vise particulièrement l’autorité de Son Eminence Laurent Cardinal MONSENGWO, considéré à tort comme instigateur des actions visant à déstabiliser les Institutions en place et à vouloir s’emparer du pouvoir. Nous exigeons des preuves à ces graves accusations portées contre sa personne», exige le communiqué lu par le secrétaire de la Conférence épiscopale, l’Abbé Donatien N’shole.
Les évêques de la CENCO désapprouvent ce qu’ils qualifient de «diabolisation volontairement» distillée à l’endroit du Cardinal Monsengwo à qui ils apportent un plein soutien, tout en rappelant la population à « demeurer débout et vigilant, à prendre son destin en mains et à barrer pacifiquement la route à toute tentative de confiscation ou de prise de pouvoir par des voies non démocratiques et anticonstitutionnelles.»

