Circuler sur les routes de Kinshasa devient un calvaire, ont déploré certains usagers lundi 08 mars 2021. Des embouteillages monstrueux sont constatés sur plusieurs artères de la capitale congolaise.
Cette situation s’observe depuis quelques semaines après l’instauration du couvre-feu, de suite de la deuxième vague de Covid-19. Pressée de rentrer chez elle, la population se précipite chaque jour après le service pour y retourner. Dans cette précipitation, les conducteurs qui craignent des amendes, ne respectent presque plus le code de la route. Ce qui cause ces embouteillages. Il est fréquent de passer 2 heures sur la route dans un bouchon.
Déjà au niveau du boulevard du 30 juin, dès 16 heures et même peu avant, circuler sur les routes de Kinshasa devient très compliqué. Et ce, dans un sens tout comme dans l’autre.
Du boulevard du 30 juin en passant par celui Triomphal et l’avenue Sendwe, les véhicules roulent à pas de tortue, plaque contre plaqué. La même situation est constatée de l’autre côté du district de Tshangu. Les grandes artères telles, Abattoir, la première entrée N’djili, et celle du boulevard Kimbuta dans les communes de Masina et N’djili, des embouteillages qui prennent des heures et qui ne permettent même plus de respecter le couvre-feu.
» Où je suis là, j’ai connu une panne sèche à cause des embouteillages », déplore Jacques, un conducteur d’une trentaine d’années.
Un peu plus loin, une dame est aussi coincée. Ça fait plusieurs minutes qu’elle ne bouge pas. Elle s’inquiète pour l’heure d’arriver chez elle, et aussi de nombreuses barrières sur les routes à partir de 21 heures.
« Ça devient carrément compliqué de respecter le couvre-feu dans ces conditions , nous passons des heures sur la chaussée, on est bloqué. Et la police ne veut comprendre nos justifications », s’indigne-t-elle.
De son côté, une jeune étudiante qui habite dans la partie orientale de la capitale, ne comprend plus rien de ces embouteillages, surtout sur les routes où il y a la présence des sauts-de-mouton. « Je pensais qu’avec l’ouverture des sauts-de-mouton tout allait changer mais là je constate que la situation se complique du jour le jour.
Je suis obligée de dépenser plus d’argent pour arriver chez moi avant l’heure du couvre-feu », fait-elle entendre.
De leur côté, les policiers commis à la circulation routière attribuent cette situation à l’indiscipline des conducteurs, qui bafouent toute règle de conduite sur la route.
« C’est le comportement des chauffeurs ils veulent à tout prix être en première ligne. Effectuant des mauvais dépassement, voilà qui crée des embouteillages. Si tout le monde respectait le code de la route, personne ne n’arriverait chez elle après le couvre-feu », s’insurge un vieux policier.

