Dans la rubrique :

Haut-Katanga: sécurisation de la mine uranifère de Shinkolobwe, Jacques Kyabula en visite d’inspection

Pour délimiter la zone d’exploitation et celle interdite de la mine de Shinkolobwe, le Gouverneur du Haut-Katanga a inspecté les bornes érigées et les caniveaux creusés, afin d’interdire l’accès aux creuseurs artisanaux.  À la tête d’une forte délégation, notamment les membres du conseil provincial de sécurité, l’autorité provinciale est arrivé mardi dernier à ce site […]

Pour délimiter la zone d’exploitation et celle interdite de la mine de Shinkolobwe, le Gouverneur du Haut-Katanga a inspecté les bornes érigées et les caniveaux creusés, afin d’interdire l’accès aux creuseurs artisanaux. 

À la tête d’une forte délégation, notamment les membres du conseil provincial de sécurité, l’autorité provinciale est arrivé mardi dernier à ce site uranifère, situé à 150 Kms de la ville de Lubumbashi. Il s’agit d’une deuxième visite, en l’espace d’un mois, qui lui a permis d’inspecter les travaux de sécurisation. 

Sur le lieu, Jacques Kyabula a reçu les explications des agents de la GECAMINES, avant de faire le tour du site pour s’assurer de l’évolution des travaux. Des caniveaux de 3,5 mètres de profondeur y sont creusés, des bornes de limitation y ont été installées, séparant la zone où les exploitations minières continuent et celle interdite depuis plusieurs années.  

« A ce stade », a dit le premier citoyen du Haut-Katanga, « il faut dire que nous sommes satisfaits du travail qui est fait ici. Cela prouve également que le site de Shinkolobwe est totalement sécurisé et personne ne peut prétendre que le site est exploité. Nous avons l’assurance que Shinkolobwe est sécurisé, mais nous allons continuer d’intensifier la surveillance. Des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), sont autour du site pour surveiller les entrées.

Pourtant fermé depuis 1960, des exploitants artisanaux continuent d’extraire du cuivre et du cobalt. Le renforcement d’effectifs des éléments de sécurité et les murs érigés, pourront décourager davantage les creuseurs d’y pénétrer.  

Adrien AMBANENGO

Sur le même thème

Après une année de fermeture, l’aéroport de Goma accueille un vol historique

La ville de Goma a vécu, ce jeudi 12 février à 11 heures, un moment hautement symbolique avec l’atterrissage d’un avion transportant la délégation de Mme Vivian Van de Perre, Représentante spéciale intérimaire du Secrétaire général des Nations unies et cheffe par intérim de la MONUSCO.

Union africaine : ferme condamnation de l’attaque par drones de l’AFC/M23 à Kisangani

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a condamné avec la plus grande fermeté l’attaque par drones menée par l’AFC/M23...

Nord-Kivu : la société civile tire la sonnette d’alarme et réclame une évaluation des...

Réunies mardi 3 février 2026 à Beni, les Forces vives du Nord-Kivu ont exprimé une vive inquiétude face à la dégradation continue de la situation sécuritaire et humanitaire dans la province. Près de cinq ans après le lancement des opérations conjointes Shujaa menées par les FARDC et l’UPDF, la société civile estime qu’une évaluation approfondie de ces actions militaires s’impose.

Processus de paix : Kinshasa et l’AFC/M23 signent un mandat à Doha

Le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) ont signé, lundi 2 février à Doha, le...

Nord-Kivu: sous l’emprise du M23-AFC , 95 civils tués et plus de 1 000...

La province du Nord-Kivu traverse l’une des périodes les plus sombres de ces derniers mois. Entre janvier et le 2 février 2026, au moins 95 civils ont été tués, plus de 1 000 personnes enrôlées de force, tandis que plusieurs dizaines de femmes ont été arrêtées arbitrairement et soumises à des actes de torture, selon une note de documentation publiée par les Conseils communaux de la jeunesse de Goma et de Karisimbi, le Conseil territorial de la jeunesse de Rutshuru et leurs organisations associées.