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À Kinshasa, Macron glisse entre les doigts des mouvements citoyens  

Réputé pour son “arrogance”, tel qu’expliqué par le média français La Croix, Emmanuel Macron a fait un périple la queue entre les jambes à Kinshasa. Plusieurs kinois attendaient lui montrer l’expression de leurs colères, pour son attachement au rwandais Paul Kagame que Kinshasa considère comme un agresseur mais aussi décrier ses démarches de paix dans […]

Réputé pour son “arrogance”, tel qu’expliqué par le média français La Croix, Emmanuel Macron a fait un périple la queue entre les jambes à Kinshasa. Plusieurs kinois attendaient lui montrer l’expression de leurs colères, pour son attachement au rwandais Paul Kagame que Kinshasa considère comme un agresseur mais aussi décrier ses démarches de paix dans l’est du pays face à la rébellion du M23. Macron a echappé belle.

Protocole avisé, il fallait tout faire pour sauver cette dernière étape de la tournée de Macron en Afrique centrale. La stratégie est simple, bouleverser quelques certains programmes, semer le flou sur les chemins que va emprunter le président français. 

le trou à rat

La carte a réussi, Macron passe par des voix inattendues, détourne les regards que pouvaient attirer les manifestations programmées par les mouvements citoyens. Un Tshobo (entendait petit-pont, terme du football) à la Ronaldinho, Macron file entre les doigts échapper à la honte durant son séjour au grand « chaudron » de Kinshasa.. 

Les manifestants sont mobilisés. Il est 10 heures passées, la Place dit des Évolués, située à quelque mètres du Palais de la Nation ou le président français sera reçu par Félix Tshisekedi, est remplie. Normalement le président va prendre cette route pour accéder au palais. Mais son chauffeur a pris la petite voie devant la primature. Les manifestants sont restés perplexes de le savoir déjà au Palais. 

Passage inaperçu  

Pas de marée humaine comme au Gabon où le président s’est même permis de serrer la main à la foule sans crainte ni peur d’attraper une gifle comme l’a fait un Français “abbas la marconi” avait-il lâché, (un acte barbare de triste mémoire).

Le Premier ministre, et quelques ministres sont venus accueillir l’hôte du président de la République, le secrétaire général du parti au pouvoir est aussi là, même le bourgmestre de la commune de la N’sele. mais pas le public. 

A 23h passée, c’est difficile de drainer des bains de foule, le visiteur semble arriver à l’heure qu’on s’attendait le moins. Certains kinois sont dans leurs couches, il est tard. Certainement d’autres étaient dans leur occupation ou dans les coins les plus chauds de la capitale. L’heure de son départ aussi est stratégique 05h du matin de dimanche 05 mars, pas de foule non plus. 

Un tour à Bandalungwa 

C’est dans un quartier chaud de la ville, à Bandalungwa que l’homme d’État fait son apparition au milieu de la foule, mais le contexte n’est pas le même. L’idée, c’est de siroter une bouteille de bière à côté de la star de la Rumba, Fally Ipupa, avant de retourner en France où il va faire face aux tensions liées à la réforme de retraites.

Ce même jour, il a rencontré le Dr Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, mais on en parle peu. L’épisode de Bandalungwa semble la meilleure étape de la visite. Ce n’etait que du tourisme ? Poser la question c’est y repondre.

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