Natalia Torrent, responsable des programmes de MSF au Nord-Kivu, a exprimé une vive inquiétude, affirmant que d’ici deux semaines, les équipes sur place pourraient être confrontées à des pénuries critiques de médicaments, compromettant l’assistance médicale urgente. Alors que les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles du M23-AFC s’intensifient, les bases de MSF ont été touchées par des tirs croisés, endommageant leurs structures et véhicules. Des explosions ont même été signalées près de l’Hôpital Général de Walikale, où l’organisation soutient le Ministère de la Santé.
Depuis 15 ans, MSF fournit des services essentiels à l’Hôpital Général de Walikale, notamment en matière de maternité, pédiatrie, néonatologie et santé mentale. Cependant, les combats récents ont contraint l’organisation à suspendre temporairement ses activités, laissant les populations civiles et le personnel humanitaire vulnérables. Plus de 7 000 personnes, déplacées par les affrontements, se sont réfugiées dans l’hôpital, qui devient un dernier bastion pour des milliers de personnes en détresse.
Face à cette situation, MSF appelle à une stabilisation urgente de la région afin de reprendre ses opérations vitales. L’accès aux soins, déjà fragile, est gravement menacé, et l’organisation demande un soutien accru des autorités congolaises et de la communauté internationale pour éviter une catastrophe humanitaire majeure.