Dans son discours, Kabila a également fustigé les élections de décembre 2023, qu’il considère comme un « simulacre » entaché par une fraude massive. Il estime que ces irrégularités ont affaibli la légitimité des institutions et de leurs dirigeants, plongeant le pays dans une crise politique profonde.
L’ancien chef de l’État a particulièrement mis en garde contre le projet de modification de la Constitution, qu’il juge dangereux pour le consensus national de Sun City, accord historique qui avait permis la transition démocratique en RDC. Selon lui, cette réforme pourrait remettre en cause les fondements de la démocratie congolaise et accentuer les tensions politiques.
Alors que son discours est encore en cours, les réactions fusent déjà dans les milieux politiques et au sein de la société civile. Certains y voient une tentative de repositionnement politique, tandis que d’autres considèrent ses propos comme un appel à la résistance contre une dérive autoritaire.

