Mukwege a déclaré que Joseph Kabila n’a pas désigné le Rwanda comme agresseur, malgré les tensions persistantes entre les deux pays. Il y a des signes qui ne trompent pas, a-t-il affirmé, soulignant que l’ancien président congolais aurait dû condamner fermement l’ingérence rwandaise dans l’Est de la RDC.
L’ancien candidat à la présidentielle de 2023 a également remis en question le rôle de Kabila dans la transition politique en RDC. Selon lui, en 2018, Félix Tshisekedi n’était pas le véritable vainqueur des élections, mais plutôt le successeur choisi par Kabila. Il estime que l’ancien président cherche aujourd’hui à reprendre le pouvoir, sans avoir assumé ses responsabilités passées.
La récente visite de Joseph Kabila à Goma a renforcé les interrogations sur ses intentions politiques. Mukwege pointe du doigt une entrée sur le sol congolais via Kigali, ce qui, selon lui, confirme une proximité troublante avec le Rwanda.
Alors que la RDC continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs, cette prise de position de Mukwege relance le débat sur le rôle de Kabila dans la crise actuelle et sur les relations entre Kinshasa et Kigali.

