Les enseignants des écoles publiques sous gestion de la Caritas annoncent leur refus catégorique de participer aux épreuves tant que leurs arriérés de salaires ne seront pas régularisés.
Selon Bandu Bauma Exaucé, président de la FOSYNAT et de l’Intersyndicale des enseignants de Masisi, plusieurs enseignants n’ont pas perçu leur salaire depuis quatre à six mois. « Nous ne pouvons pas continuer à travailler dans ces conditions précaires. Nous avons des familles à nourrir, des loyers à payer. Tant que le gouvernement ne nous paiera pas, nous ne participerons pas aux examens », a-t-il déclaré.
Cette menace de boycott pourrait compromettre gravement le bon déroulement des examens dans ces zones déjà fragilisées par l’insécurité. Les syndicats appellent les autorités congolaises à une réponse urgente afin d’éviter un fiasco national dans ce rendez-vous crucial pour l’avenir des élèves.
La balle est désormais dans le camp du gouvernement. Faute de solution rapide, des milliers d’élèves risquent de payer le prix fort d’un conflit social non résolu.

