Selon les autorités éducatives, cette réforme s’inscrit dans une volonté de rehausser la qualité de l’éducation congolaise et de préparer les élèves à un environnement mondial où la maîtrise de l’anglais devient incontournable. « L’objectif est d’évaluer la capacité des élèves à communiquer réellement dans cette langue, et pas seulement à la lire ou la traduire », explique une source au sein du ministère.
La nouvelle épreuve consistera en une entretien oral de courte durée, évalué par un enseignant formé à cette tâche. Les écoles sont invitées à renforcer la pratique de l’anglais parlé durant l’année scolaire afin d’assurer à leurs finalistes une préparation adéquate.
Pour les enseignants, cette décision représente à la fois un défi et une opportunité. Plusieurs d’entre eux saluent une mesure qui pourrait stimuler l’amélioration des méthodes d’enseignement, longtemps axées sur la mémorisation. D’autres soulignent toutefois la nécessité de renforcer la formation des professeurs et de fournir du matériel pédagogique adapté, particulièrement dans les milieux scolaires défavorisés.
Du côté des élèves, les réactions sont partagées. Certains y voient une chance d’augmenter leurs opportunités académiques et professionnelles à l’étranger. D’autres redoutent une pression supplémentaire, surtout dans les écoles où la pratique orale est encore très limitée.
Le ministère assure que l’introduction se fera de manière progressive, avec des appuis didactiques, ateliers de renforcement et sessions de formation continue destinés aux enseignants d’anglais.
Cette réforme marque un tournant important dans la politique éducative congolaise, et confirme la volonté du gouvernement de moderniser l’enseignement pour l’aligner aux standards internationaux.

