Kinshasa accueille du 10 novembre au 3 décembre 2025 la cinquième édition de la formation régionale sur le diagnostic des maladies émergentes et réémergentes en Afrique. La cérémonie de lancement a eu lieu à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) ce lundi, réunissant le gouvernement congolais, le monde scientifique et divers partenaires du secteur de la santé. Cette initiative cruciale est le fruit d’un partenariat solide entre l’INRB, via son centre de formation régionale (CEFRI), et l’Agence japonaise de Coopération Internationale (JICA RDC).
Gertrude Nsambi, représentante du Ministre de la Santé, a salué le « partenariat de vision » du Japon en RDC. Elle a exprimé la haute appréciation du gouvernement pour cette « coopération exemplaire » ayant renforcé la formation, la recherche et la résilience institutionnelle.

Le but de cette formation est d’outiller les experts d’Afrique subsaharienne pour la prévention, la préparation et la réponse efficaces aux épidémies. Pendant quatre semaines, les 23 apprenants alterneront séances théoriques et pratiques. Ces participants proviennent de huit pays : la RDC, la République du Congo, le Burundi, le Tchad, la Guinée Conakry, le Gabon, le Cameroun et la République centrafricaine, faisant de cet événement un véritable symbole de solidarité régionale.
L’impact de cette initiative repose sur le jalon posé par la JICA à travers le renforcement institutionnel de l’INRB. En 2020, la coopération japonaise a financé la construction et l’équipement d’un laboratoire de haut niveau de sécurité ainsi que d’un centre de formation dans cet établissement du Ministère de la santé. C’est grâce à cet investissement majeur que des dizaines d’experts d’Afrique ont pu être formés à ce jour. Le Japon confirme ainsi son rôle de partenaire clé dans l’édification de capacités durables pour la santé en Afrique.
Keiichi OKITSU, Représentant résident de la JICA RDC, a souligné l’enjeu : « La sécurité sanitaire est une responsabilité collective et transfrontalière. Les efforts isolés ne suffisent pas seule la mutualisation des compétences et le partage de connaissances peuvent bâtir un système de santé publique plus résilient et autonome pour le continent» . Il a également insisté sur l’engagement continu du Japon à accompagner l’Afrique vers des solutions durables.

Désormais, cette formation est reconnue comme une plateforme modèle de coopération Sud-Sud, créant un réseau d’experts de laboratoire capables d’intervenir efficacement face aux urgences sanitaires régionales.

