Ce vendredi, Bintou Keita a été reçue par la ministre des Affaires étrangères, à qui elle a exprimé sa gratitude pour la collaboration institutionnelle, parfois secouée mais toujours indispensable à la conduite des opérations de la MONUSCO. La cheffe de mission a également adressé ses remerciements à l’ensemble du personnel onusien travaillant en RDC, saluant leur engagement dans un contexte parmi les plus complexes du continent.
Son départ intervient dans une phase cruciale, alors que Kinshasa et les Nations Unies poursuivent le processus de désengagement accéléré de la mission, amorcé il y a plusieurs mois. Symbole d’un tournant diplomatique autant que d’un changement d’ère sécuritaire, la conclusion du mandat de Bintou Keita marque la fin d’un chapitre où la MONUSCO aura été à la fois un partenaire incontournable et un sujet de vives controverses.
Sans triomphalisme ni regrets, elle laisse derrière elle une mission en mutation, appelée à se retirer totalement dans les prochains mois. Pour la RDC, comme pour l’ONU, l’heure est désormais à la redéfinition d’un nouveau cadre de coopération et à l’observation attentive de ce que réserve l’avenir dans un pays où la paix reste encore un objectif fragile mais vital.

