Selon des sources militaires, les combattants ayant déposé les armes sont majoritairement de jeunes recrues. À l’instar de précédents groupes rendus, ils affirment avoir fui des traitements dégradants, des violences internes et des actes de torture qui leur auraient été infligés par les cadres du M23. Des témoignages qui jettent une lumière crue sur les conditions de vie au sein de ce mouvement armé.
Les autorités militaires indiquent que ces ex-combattants sont actuellement acheminés vers un site plus sécurisé, où ils seront pris en charge conformément aux procédures en vigueur. L’objectif, précisent-elles, est d’assurer leur protection tout en facilitant les démarches de désarmement et de réintégration.
S’exprimant au nom de la 34ᵉ Région militaire, le major Dieudonné Kasereka, chargé de communication, a salué cette reddition massive et lancé un appel aux autres éléments encore actifs au sein du M23. Il les encourage à se rendre volontairement aux FARDC, leur garantissant un accueil digne et un traitement conforme aux normes établies. Cette nouvelle vague de redditions est perçue par l’armée comme un signal fort en faveur du retour progressif à la paix dans l’Est du pays.

