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Guerre médiatique : Muhindo Nzangi cloue les « mercenaires numériques » rwandais

Dans un climat politique déjà tendu, le Ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, se retrouve au cœur d’une controverse qui dépasse de loin les frontières de la communication gouvernementale. Accusé à tort par des influenceurs pro-Rwanda et proches du M23 d’avoir « défié » l’autorité présidentielle, il a plutôt choisi de riposter avec une mise au point ferme, dénonçant une « guerre informationnelle » orchestrée depuis l’étranger.

Selon le communiqué rédigé par ses services, les attaques numériques dont il est l’objet ne seraient pas seulement des critiques politiques, mais des « tentatives artificielles de créer un récit de rébellion » autour de ses propos. Muhindo Nzangi a réaffirmé qu’à aucun moment il n’a remis en cause la légitimité du Président de la République, ni cherché à affaiblir les Forces armées de la RDC (FARDC).

Le ministre a insisté sur le fait que ses prises de parole visaient avant tout à alerter l’opinion sur les stratégies de manipulation médiatique, souvent relayées par des comptes numériques attribués à des intérêts étrangers, notamment rwandais. Il a précisé que la République démocratique du Congo est aujourd’hui engagée dans une bataille non seulement militaire, mais aussi médiatique et psychologique, qui cherche à saper la cohésion nationale.

Dans sa mise au point, Muhindo Nzangi a vigoureusement rejeté l’idée que ses critiques contre les campagnes d’intoxication puissent être interprétées comme une attaque contre l’armée nationale. Au contraire, il a affirmé que ces manipulations visent à miner le moral des troupes congolaises et à fragiliser la population, contribuant ainsi à une instabilité déjà exacerbée dans l’est du pays.

Le ministre a enfin appelé à une lecture plus rigoureuse des faits réels, loin des captures d’écran et des commentaires partisans en ligne, soulignant que « dans une démocratie responsable, alerter n’est pas défier, dénoncer une manipulation n’est pas diviser ».

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