Selon le communiqué rédigé par ses services, les attaques numériques dont il est l’objet ne seraient pas seulement des critiques politiques, mais des « tentatives artificielles de créer un récit de rébellion » autour de ses propos. Muhindo Nzangi a réaffirmé qu’à aucun moment il n’a remis en cause la légitimité du Président de la République, ni cherché à affaiblir les Forces armées de la RDC (FARDC).
Le ministre a insisté sur le fait que ses prises de parole visaient avant tout à alerter l’opinion sur les stratégies de manipulation médiatique, souvent relayées par des comptes numériques attribués à des intérêts étrangers, notamment rwandais. Il a précisé que la République démocratique du Congo est aujourd’hui engagée dans une bataille non seulement militaire, mais aussi médiatique et psychologique, qui cherche à saper la cohésion nationale.
Dans sa mise au point, Muhindo Nzangi a vigoureusement rejeté l’idée que ses critiques contre les campagnes d’intoxication puissent être interprétées comme une attaque contre l’armée nationale. Au contraire, il a affirmé que ces manipulations visent à miner le moral des troupes congolaises et à fragiliser la population, contribuant ainsi à une instabilité déjà exacerbée dans l’est du pays.
Le ministre a enfin appelé à une lecture plus rigoureuse des faits réels, loin des captures d’écran et des commentaires partisans en ligne, soulignant que « dans une démocratie responsable, alerter n’est pas défier, dénoncer une manipulation n’est pas diviser ».

