Experts, chercheurs et citoyens ont pris part à cette rencontre visant à contextualiser ce texte fondamental du droit international au regard des réalités congolaises, tout en suscitant une réflexion collective sur la mémoire, la justice et la reconnaissance des crimes de masse commis en République démocratique du Congo.
Selon Abigaël Mugabo, membre de l’ONGDH UWAPAKU, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de capitalisation et d’harmonisation des contributions scientifiques devant nourrir l’ouvrage Le Génocide congolais, dont la publication est annoncée dans les jours à venir.
Intervenant principal de cette activité, le professeur émérite Raphaël Nyabirungu Mwene Songa est revenu avec profondeur sur la notion du génocide, son fondement juridique et l’impérieuse nécessité d’en débattre dans un contexte congolais marqué par des violations graves et répétées des droits humains. Pour lui, nommer juridiquement les crimes constitue un préalable indispensable à toute démarche de justice et de réparation.
D’une pierre deux coups, le professeur Nyabirungu a également présenté au public son ouvrage intitulé Droit pénal international en RDC : crime contre la paix et la sécurité humaine, un travail scientifique salué par les participants et attendu pour son apport à la consolidation de l’État de droit.
Les échanges ont été riches et interactifs, ponctués de questions, commentaires et suggestions de la part des participants, nombreux à exprimer leur impatience quant à la publication prochaine du livre Le Génocide congolais.
Cette activité scientifique, tenue à Kinshasa, témoigne de l’engagement de l’ONGDH UWAPAKU à promouvoir la mémoire collective, la recherche scientifique et la lutte contre l’impunité, dans un pays où la quête de vérité et de justice demeure plus que jamais d’actualité.

