Dans ce document officiel daté du 15 janvier 2026 et signé à Goma, le mouvement affirme avoir décidé de se retirer de la ville et décline désormais toute responsabilité liée à sa sécurisation. L’AFC/M23 indique, dans ce cadre, inviter la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) à assurer la protection des populations civiles, conformément à son mandat.
Le mouvement dit agir par souci de clarté et de bonne foi, réaffirmant son attachement au cessez-le-feu en vigueur ainsi qu’à une solution politique et pacifique à la crise sécuritaire dans l’Est du pays. Il estime que la communauté internationale doit désormais assumer pleinement la responsabilité de la sécurité et de la préservation de la paix à Uvira.
Dans sa lettre, l’AFC/M23 met en garde contre ce qu’il considère comme des menaces sécuritaires persistantes dans la zone, évoquant la présence de plusieurs forces et groupes armés qu’il juge non engagés dans un processus de paix. Selon lui, cette situation ferait peser des risques importants sur les populations civiles et sur la stabilité régionale.
Cet appel intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires au Sud-Kivu et relance le débat sur le rôle de la MONUSCO et de la communauté internationale dans la protection des civils et la gestion des zones affectées par les conflits armés dans l’Est de la RDC.

