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Sud-Kivu : les FARDC infligent un lourd revers à l’AFC-M23, plus de 180 combattants neutralisés en deux jours

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent avoir neutralisé plus de 180 combattants du mouvement AFC-M23 et de ses alliés à l’issue de deux jours de combats intenses dans le sud de la province du Sud-Kivu, précisément dans les territoires d’Uvira et de Fizi.

Dans un communiqué officiel, l’armée congolaise indique que les affrontements se sont déroulés dans les localités de Katongo, en territoire d’Uvira, et de Tuwetuwe, en territoire de Fizi, ainsi que dans plusieurs zones environnantes. Ces combats s’inscrivent dans le cadre des opérations militaires visant à contenir et repousser les groupes armés actifs dans cette partie du pays.

Selon le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud/Sud-Kivu, le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, ces résultats ont été obtenus grâce à des combats terrestres soutenus, appuyés par des bombardements ciblés de l’armée régulière contre les positions occupées par la coalition armée AFC-M23. Il souligne que la détermination et la coordination des unités engagées ont été déterminantes dans l’issue des affrontements.

Les FARDC font également état de la récupération d’un important lot de matériel militaire abandonné par l’ennemi. Parmi les équipements saisis figurent six armes d’appui, notamment deux lance-roquettes RPG-7, une arme de 107 mm, deux mortiers de calibres 82 et 120 mm, ainsi qu’une mitrailleuse de calibre 12,7 mm.

Sur le plan humain, l’armée congolaise rapporte que 22 combattants du mouvement M23-AFC se sont rendus volontairement aux forces gouvernementales dans la localité de Makobola, tandis que huit autres ont été capturés à Kigongo. Ces redditions et arrestations sont présentées par les FARDC comme un signe d’affaiblissement progressif des groupes armés face à la pression militaire.

Les autorités militaires réaffirment, par ailleurs, leur engagement à poursuivre les opérations afin de restaurer durablement la sécurité et l’autorité de l’État dans l’ensemble du Sud-Kivu, tout en appelant la population à collaborer avec les forces de défense et de sécurité.

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