Rappelant les accords signés entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, y compris le plus récent conclu sous médiation internationale, le gouverneur a souligné que le retrait des groupes armés doit être unilatéral et inconditionnel. Il a rejeté toute tentative de la rébellion d’imposer des conditions ou de dicter un calendrier, estimant que de telles manœuvres constituent une violation flagrante des engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu.
Selon les services de renseignement provinciaux, plusieurs éléments armés n’auraient pas quitté la ville d’Uvira. Dissimulés en civils mais toujours armés, ils seraient en train de préparer des actes criminels, des pillages et des violences ciblées dans le but de créer un climat de chaos, afin de faire croire que l’absence de la rébellion plongerait la ville dans l’insécurité et de justifier un éventuel retour.
Le gouverneur a également mis en garde contre la présence présumée de mines antipersonnel disséminées dans certains secteurs, un danger majeur tant pour les forces de sécurité que pour les civils. À cela s’ajoute le positionnement de groupes armés sur les hauteurs stratégiques entourant Uvira, notamment à Katongo, Kagongo, Makobola et dans les montagnes environnantes, d’où ils pourraient menacer directement la ville.
Autre élément préoccupant, le repli des combattants ne se serait effectué que sur une courte distance, dans des zones voisines, ce qui constitue, selon le gouverneur, une violation directe de l’accord de paix qui exige un retrait effectif et éloigné du territoire d’Uvira. Les autorités provinciales assurent travailler activement pour faire respecter ces engagements et restaurer l’autorité de l’État.
Face à cette situation, Jean-Jacques Bouroussi-Sadiki a appelé la population au calme, à la vigilance et au respect strict des consignes qui seront communiquées par les autorités. Il a également lancé un message fort contre toute tentative de division communautaire, rappelant que les différentes communautés du Sud-Kivu vivent ensemble depuis des générations et que la cohésion sociale demeure un rempart essentiel contre l’insécurité et la manipulation.

