Dans un communiqué publié ce 27 janvier 2026 à Kinshasa et signé par son coordonnateur national Sadiki Shemukobya Espoir, l’ANVC rappelle que le 27 janvier 2025 demeure une date sombre dans l’histoire récente de la République démocratique du Congo. Contrairement à toute tentative de célébration par les groupes armés, cette journée symbolise, selon l’association, un immense deuil national.
Selon l’ANVC les données recueillies auprès des victimes, des survivants et des organisations de défense des droits humains, plus de 10 000 personnes auraient perdu la vie à Goma et dans ses environs depuis le début de cette occupation. Femmes, enfants, jeunes et personnes âgées figurent parmi les principales victimes des bombardements, exécutions sommaires, enlèvements, actes de torture et violences sexuelles perpétrés dans un climat d’insécurité généralisée.
Face à cette tragédie humaine, l’ANVC appelle l’ensemble des Congolais, tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora, ainsi que la communauté nationale et internationale, à se mobiliser autour de la mémoire des victimes et à refuser toute banalisation des crimes commis.
L’association exhorte également le Gouvernement de la République démocratique du Congo à déclarer le 27 janvier « journée de deuil national », afin d’honorer dignement les victimes de Goma et de toutes les zones touchées par l’agression armée.
Par ailleurs, l’ANVC réitère son appel pressant à l’ouverture et à l’accélération de poursuites judiciaires internationales contre les auteurs, co-auteurs et commanditaires des crimes graves commis à Goma et dans les territoires sous occupation.
Pour l’Association Nationale des Victimes du Congo, le 27 janvier ne doit en aucun cas être une date de célébration. Il doit rester un jour de recueillement, de solidarité et d’engagement en faveur de la justice, de la vérité et de la dignité des victimes.
« La mémoire des victimes, la justice pour le Congo », conclut l’ANVC.

