Cette coupure intervient dans un contexte déjà tendu. Depuis plusieurs semaines, les territoires de Rutshuru, Masisi et Walikale font face à de sérieux problèmes d’accès aux réseaux de télécommunications, aggravant l’isolement des populations locales dans une région marquée par l’insécurité et les difficultés humanitaires.
Selon les premières informations qui circulent, cette interruption du réseau Vodacom serait liée au non-paiement d’une taxe exigée par les autorités locales. Aucune communication officielle de la part de l’opérateur n’a toutefois encore confirmé ou infirmé cette version des faits, laissant place à de nombreuses interrogations parmi les usagers.
L’impact de cette coupure pourrait dépasser largement les limites de la ville de Goma. En effet, la capitale du Nord-Kivu abrite l’une des bases techniques majeures de Vodacom dans l’Est de la République démocratique du Congo, desservant plusieurs provinces environnantes. Une perturbation prolongée à ce niveau risque donc d’affecter une grande partie de la région, avec des conséquences notables sur les activités économiques, humanitaires et sociales.
En attendant un rétablissement du réseau ou une clarification officielle, les habitants de Goma et des zones voisines restent confrontés à un silence numérique qui accentue davantage leur vulnérabilité.

