L’information a été confirmée par Reagen Mbuyi, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud, qui a salué une opération « décisive et stratégique » dans le cadre de la lutte contre l’insécurité persistante dans la région.
Selon ce dernier, les FARDC ont également récupéré un important arsenal militaire, comprenant 21 armes de guerre, dont 15 fusils d’assaut AK-47, 4 lance-roquettes RPG-7 et 2 mitrailleuses PKM.
À ce bilan s’ajoute la saisie de plusieurs équipements logistiques et de combat, notamment 3 groupes électrogènes, 2 motos, 3 talkies-walkies Motorola, 2 caisses de munitions de calibre 12,7 mm, 4 bombes SPG-9 ainsi qu’une quantité significative de munitions PKM
Les affrontements ont opposé les FARDC aux rebelles Twirwaneho, retranchés dans des zones clés. À l’issue des combats, l’armée loyaliste a réussi à reprendre et sécuriser les positions du “Point Zéro”, un axe stratégique reliant plusieurs localités, dont Mulima, Mukera, Kanguli, Magorore, Bibokoboko et Baraka-centre. La maîtrise de ce corridor renforce considérablement le dispositif sécuritaire des FARDC dans le Sud-Kivu.
Parallèlement aux opérations de combat, les unités du Génie militaire de la 33ᵉ Région militaire poursuivent des actions de déminage et de neutralisation d’engins explosifs dans les zones sensibles de la ville d’Uvira. D’après Reagen Mbuyi, plusieurs infrastructures publiques et privées avaient été piégées à l’aide de mines antipersonnel et d’explosifs artisanaux, laissés par des groupes armés, notamment le M23-AFC, avec l’objectif de provoquer de lourdes pertes parmi les civils après leur retrait.
Le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud a également indiqué que plusieurs autres effets militaires ont été collectés et sécurisés afin de prévenir tout danger pour la population.
Ces actions s’inscrivent dans le cadre de l’Opération Front Sud, menée par les FARDC pour restaurer l’autorité de l’État, sécuriser les populations civiles et éradiquer durablement les groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo.

