D’après les témoignages recueillis, l’homme aurait été emmené par les éléments du M23 dans des circonstances jugées troubles par la famille. Cet enlèvement intervient alors que la mère de l’activiste venait tout juste d’être remise en liberté après une période de détention, ce qui renforce, selon les proches, la thèse d’un « acharnement » visant à exercer une pression psychologique sur le militant engagé pour la démocratie.
« Nous dénonçons l’acharnement que vit notre famille ces derniers temps », a déclaré la source, qui exige sa « libération immédiate et sans condition », estimant que « son engagement ne peut en aucun cas concerner sa famille ».
La famille affirme n’avoir reçu aucune information officielle sur le lieu de détention ni sur les motifs de cet enlèvement. Elle appelle les autorités congolaises à agir rapidement pour retrouver la victime et garantir sa sécurité, tout en exigeant la fin des intimidations présumées contre les proches de l’activiste.
Cet incident ravive les inquiétudes des organisations de défense des droits humains concernant la sécurité des militants et de leurs familles en RDC, dans un contexte politique marqué par des tensions et des accusations récurrentes d’atteintes aux libertés publiques. Plusieurs acteurs de la société civile demandent l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur cette affaire et d’établir les responsabilités.
Pour l’heure, aucune réaction officielle détaillée des autorités n’a été communiquée, tandis que l’angoisse demeure au sein de la famille, toujours sans nouvelles du père enlevé.

