Dans son message, elle insiste sur le rôle d’un dirigeant dans la préservation de la stabilité nationale, affirmant que l’histoire retient la grandeur des leaders qui optent pour la paix, l’inclusivité et le respect des lois. Elle exhorte le président à rétablir l’indépendance de la justice, à garantir la neutralité des institutions, et à éviter les poursuites judiciaires sélectives qui, selon elle, alimentent des tensions politiques dangereuses.
Muyumba dresse également un bilan préoccupant du mandat actuel, dénonçant des violations majeures des droits fondamentaux, notamment la répression de manifestations, les arrestations arbitraires, la gestion controversée de la CENI, ainsi que l’extension indéfinie de l’état de siège dans l’est du pays. Elle met en garde contre une polarisation politique accrue, qui pourrait fragiliser encore davantage les institutions congolaises.
Appelant Félix Tshisekedi à une gouvernance fondée sur le respect du droit et le dialogue, elle lui rappelle que l’histoire jugera ses actions. Son plaidoyer vise à encourager un changement stratégique en faveur d’un État démocratique plus équilibré et respectueux des principes constitutionnels.
Cette lettre, au ton direct et critique, s’inscrit dans une série d’appels de plusieurs acteurs politiques et sociaux qui demandent une réforme profonde du système de gouvernance en RDC. La réponse du président à ces préoccupations reste attendue.

