Selon des sources judiciaires, Nathanaël Onokomba est poursuivi pour plusieurs infractions graves relevant à la fois du droit pénal et de la sécurité nationale. Parmi les chefs d’accusation retenus figurent notamment l’incitation ou la provocation à commettre des actes terroristes, l’apologie du terrorisme, ainsi que la diffusion de fausses informations par voie électronique.
Les poursuites vont plus loin. Le parquet militaire reproche également au jeune Onokomba des faits de négation, minimisation ou justification de crimes internationaux, y compris des violences sexuelles, ainsi que des actes de propagande portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation.
Cette affaire a rapidement suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles qualifient d’« enlèvement » et réclamer sa libération sans condition, estimant que son arrestation porterait atteinte à la liberté d’expression.
Au cœur de la controverse figure une publication sur son compte Twitter (X), dans laquelle Nathanaël Onokomba écrivait :
« Le Rwanda n’a jamais agressé la RDC, ni tué nos familles à l’Est, ni soutenu le M23. Il a plutôt mis en place des mécanismes de défense contre le FDLR soutenu par la RDC. »
Pour plusieurs analystes, ce message serait à l’origine de son interpellation, intervenue dans un contexte diplomatique et sécuritaire particulièrement tendu, alors que le gouvernement congolais mène une offensive politique, militaire et diplomatique contre le Rwanda, qu’il accuse de soutenir l’AFC/M23, actif dans plusieurs zones de l’Est du pays.

