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16 janvier 2001, le jour où l’émoi devenait l’atmosphère partagée par tout un peuple

Ce jour-là, le ciel était sombre en République démocratique du Congo. Laurent-Désiré Kabila est assassiné dans sa résidence du palais de Marbre, à Kinshasa par l’un de ses gardes du corps, Rachidi Kasereka, vers 13h30. Quelques minutes plus tard, Rachidi est tué par le colonel Eddy Kapend. Celui-ci annoncera la nouvelle du décès de M’zée […]
Ce jour-là, le ciel était sombre en République démocratique du Congo. Laurent-Désiré Kabila est assassiné dans sa résidence du palais de Marbre, à Kinshasa par l’un de ses gardes du corps, Rachidi Kasereka, vers 13h30. Quelques minutes plus tard, Rachidi est tué par le colonel Eddy Kapend. Celui-ci annoncera la nouvelle du décès de M’zée Laurent-Désiré à la télévision nationale le soir.

Panique, peur, tristesse, la nouvelle crée un climat morose. Comme si c’était hier, Arthur Yenga, professeur à l’Institut Facultaire des Sciences de l’information et de la communication (IFASIC) se souvient de cet émoi causé par cet assassinat.

«  C’est un fait historique. une mort aussi tragique qui a touché la sensibilité nationale de la population. Quand on annonçait sa mort, il y avait des militaires un peu partout. Laurent-Désiré représentait un idéal auquel on s’identifiait . L’annonce de sa mort a été faite dans la soirée et je me souviens de l’effervescence populaire qui s’en était suivie après cette nouvelle. La panique était totale, la peur au ventre, consternation, la population était passée par toutes les émotions », confie-t-il à kt.cd

Une mort aux circonstances floues

Couvre feu, fermeture des frontières, ce jour-là, le temps s’arrêtait dans un Congo fragilisé par la mort de son héros. L’homme qui détenait le destin de son pays en main venait de trépasser dans une circonstance mystérieuse.

« Il a été brutalement arraché pour la cause de la démocratie. Il savait qu’il s’engageait dans une lutte qui allait lui coûter la vie. Mais il avait pris la décision de poursuivre un idéal qui était aimé par le peuple. Il y avait beaucoup de mystères autour de sa mort», poursuit-il.

Le professeur Arthur Yenga, comme tout citoyen congolais, ce jour-là, voulait connaître l’auteur de ce drame.

« Cette tragédie a plongé le pays dans le chaos et dans la désolation. Le peuple voulait aussi savoir qui venait d’assassiner son président », ajoute-t-il dans un regard nostalgique.

Il avait 8 ans ce jour-là, mais Osée Yandi garde encore des souvenirs du 16 janvier 2001.

« C’est par les ondes de la radio que nous avons appris la nouvelle de la mort de Laurent-Désiré Kabila. J’étais encore au village à l’époque. Ce décès avait suscité la peur dans mon village. On avait tous la trouille et on était très inquiet. C’était un moment d’étonnement, de méfiance et surtout d’inquiétude car on ne savait pas quel allait être l’avenir du pays », se rappelle Osée Yandi, aujourd’hui étudiant en communication.

Des chansons nostalgiques

Si les uns se rappellent des faits, Dierci Buluki, informaticien garde encore le souvenir d’une chanson qui a été vachement jouée pendant les obsèques de l’ancien président Laurent-Désiré Kabila.

« Je me rappelle beaucoup de la chanson qui a été jouée pendant les obsèques de M’zée Kabila dont une partie disait  » peuple congolais ne jamais reculer » », dit-il.

Et de poursuivre : « J’étais encore trop jeune, je me souviens juste de ce que je voyais passer à la télé sur les obsèques.

Les chansons ont été créées pour cette circonstance, mais je ne me souviens pas vraiment de ce qu’a été cette journée vu l’âge que j’avais, bien que je me rappelle des funérailles et tout », conclut-il.

Né le 27 novembre 1939 à Jadotville, actuel Likasi, l’ancien président de la République démocratique du Congo, Laurent-Désiré Kabila, a été tué le 16 janvier 2001 à Kinshasa.

Cet assassinat, est survenu 40 ans après celui de Patrice Lumumba, le père de l’indépendance de République démocratique du Congo.

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