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Bintou Keita au Conseil de sécurité de l’ONU : « Plus le temps passe, on vit dans l’impasse et l’esprit de violence »

La cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita a exprimé ses inquiétudes lundi 8 juillet devant le Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.  Pour la cheffe de la MONUSCO l’expansion du Mouvement du 23 mars (M23) dans le Nord-Kivu continue ainsi son débordement dans le […]

La cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita a exprimé ses inquiétudes lundi 8 juillet devant le Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. 

Pour la cheffe de la MONUSCO l’expansion du Mouvement du 23 mars (M23) dans le Nord-Kivu continue ainsi son débordement dans le Sud-Kivu, malgré les nombreuses opérations menées par les FARDC, régulièrement soutenues par la MONUSCO et le SAMIDRC.

« La situation en matière de sécurité dans l’est de la RDC a continué à se détériorer, atteignant des niveaux alarmants de violence et de déplacements de civils. Je suis extrêmement préoccupé par l’expansion rapide », a déclaré Bintou Keita. 

Et d’ajouter : « Alors que c’est au rythme de justice, de paix, et de réconciliation qu’on veut danser ici. Ils doivent retrouver leurs villages, ces millions d’enfants en soif de rejoindre leurs salles de classe Xénope du futur, que ces enfants soient sauvés. Nous nous devons d’écouter cette jeunesse congolaise et de la soutenir sans réserve pour l’avenir du pays ». 

Elle estime que les dynamiques politiques se sont surtout concentrées sur la mise en place du nouveau gouvernement qui a été inauguré pendant la nuit du 11 au 12 juin 2024 faisant suite aux élections de décembre 2023.  

« Depuis la prise de fonction du nouveau gouvernement et du bureau de l’Assemblée nationale, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec la Première Ministre, plusieurs ministres et le Président de l’Assemblée nationale. Lors de ces échanges, nous avons pu discuter du nouveau Plan d’Action du Gouvernement et des possibilités de soutien de la MONUSCO à sa mise en œuvre, conformément à son mandat », a-t-elle poursuivi. 

Et de conclure : « Le Plan de réponse humanitaire 2024 (lancé le 20 février 2024) cherche à obtenir 2,6 milliards de dollars américains pour fournir une assistance humanitaire à 8,7 millions de personnes touchées par la crise. À la mi-juin, le plan n’était financé qu’à hauteur de 26 %. Je remercie les États membres pour leur soutien et les encourage à fournir un soutien supplémentaire ». 

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