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RDC-Rwanda : un pas vers la neutralisation des FDLR et le renforcement du processus de paix 

La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé, mardi 26 novembre à Luanda (Angola), un document clé visant à accélérer la neutralisation des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Baptisé « Concept d’opérations » (CONOP), ce texte fait partie du plan harmonisé pour mettre fin à la menace que représente […]

La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé, mardi 26 novembre à Luanda (Angola), un document clé visant à accélérer la neutralisation des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Baptisé « Concept d’opérations » (CONOP), ce texte fait partie du plan harmonisé pour mettre fin à la menace que représente ce groupe rebelle. 

La signature du document s’est tenue lors de la VIe réunion ministérielle sur le processus de paix dans l’Est de la RDC, orchestrée par le médiateur angolais João Lourenço. La ministre des Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba Wagner, et son homologue rwandais, Olivier Nduhungirehe, ont réaffirmé l’engagement de leurs pays à désamorcer les tensions dans la région et à avancer sur d’autres volets de l’accord présenté en août dernier. 

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la mise en place du Mécanisme de vérification ad hoc renforcé (MVA-R), basé à Goma, dans le Nord-Kivu. Ce dispositif, supervisé par l’Angola, vise à surveiller le respect du cessez-le-feu instauré le 4 août 2024 et à enquêter sur les accusations mutuelles d’agressions entre Kinshasa et Kigali. 

Un protocole d’accord signé récemment à Luanda entre le ministre angolais des Relations extérieures, Téte António, et la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, engage les Nations unies à soutenir le MVA-R. Ce partenariat permettra un partage d’informations et des rapports de terrain, renforçant ainsi le suivi des engagements pris par les deux États. 

Si ce nouveau document marque une étape importante dans la recherche de solutions à la crise sécuritaire, des défis demeurent. Les FDLR, responsables d’instabilité dans la région depuis des décennies, restent une menace persistante. La communauté internationale, avec la MONUSCO en première ligne, devra veiller à ce que ces engagements se traduisent par des actions concrètes sur le terrain. 

Ensemble, Kinshasa et Kigali semblent déterminés à tracer une nouvelle voie, mais la réussite de cette initiative dépendra largement de leur volonté de surmonter les tensions historiques et de collaborer sur des bases durables. 

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