Lors de la séance du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la situation au Venezuela, la République démocratique du Congo (RDC) s’est exprimée au nom du Groupe A3, composé également du Libéria et de la Somalie. Les trois membres africains non permanents ont fait part de leur profonde préoccupation face à l’évolution récente de la crise politique et sécuritaire dans ce pays d’Amérique latine.
Alignée sur la position de l’Union africaine (UA), la délégation congolaise a réaffirmé l’attachement indéfectible du Groupe A3 aux principes fondamentaux du droit international, notamment le respect de la souveraineté des États, de l’intégrité territoriale et de l’ordre constitutionnel. Les représentants africains ont insisté sur la nécessité d’éviter toute escalade susceptible d’aggraver les tensions et de compromettre la stabilité régionale.
Dans son intervention, la RDC a souligné que toute solution durable à la crise vénézuélienne doit être portée et conduite par le peuple vénézuélien lui-même, dans un esprit de dialogue inclusif et de respect des institutions nationales. Le Groupe A3 a, à cet égard, plaidé pour une approche privilégiant les voies pacifiques, la médiation et la concertation, avec un soutien constructif et non coercitif de la communauté internationale.
Les trois pays africains ont également appelé l’ensemble des acteurs internationaux à faire preuve de retenue et de responsabilité, en s’abstenant de toute action susceptible de saper les efforts de paix ou de porter atteinte à la souveraineté du Venezuela. Pour le Groupe A3, le rôle des Nations Unies doit rester celui d’un facilitateur du dialogue, dans le strict respect de la Charte de l’Organisation.
Cette prise de position s’inscrit dans la continuité de l’engagement de la RDC, récemment entrée en fonction comme membre non permanent du Conseil de sécurité pour le mandat 2026–2027, en faveur de la promotion de la paix, du multilatéralisme et du règlement pacifique des différends internationaux.

