Selon les rapports hebdomadaires présentés par deux bourgmestres, appuyés par les chefs de quartier, chaque commune a recensé deux cas de suicide volontaire. Quant au décès causé par l’ivresse, il s’est produit dans la commune de Karisimbi, ont précisé les autorités locales.
Les mêmes documents, produits par Hélène Mukadisi et Pascal Abdou Bikulo, ont également fait état de plusieurs incidents sécuritaires, notamment des incursions nocturnes de bandits non identifiés dans des ménages de deux communes. Par ailleurs, cinq malfrats récidivistes ont été arrêtés en commune de Karisimbi, tandis qu’un cas de kidnapping d’une femme a été signalé au quartier Mugunga. Le conseil a aussi relevé trois incendies de grande ampleur, malgré les efforts de sensibilisation menés par le service de protection civile à travers des émissions radiophoniques.
Le conseil urbain de sécurité a en outre alerté sur la situation préoccupante d’un bébé retrouvé samedi dernier au quartier Virunga dans un état critique, dont les parents restent jusque-là introuvables.
Autre point d’inquiétude soulevé au cours de la réunion : la prolifération des petites usines artisanales de fabrication de liqueurs opérant dans des conditions jugées déplorables. Selon les membres du conseil, les prix bas de ces boissons facilitent l’accès des mineurs à l’alcool, les exposant à l’ivresse et à l’abandon scolaire. Pour le conseil, ces unités de production doivent être identifiées et réglementées, car elles constituent un facteur aggravant de l’insécurité urbaine.
Malgré ces incidents, la situation sécuritaire de la ville de Goma est jugée globalement calme, selon le maire de la ville. Toutefois, le maire Julien Katembo Ndalieni a souligné, dès l’ouverture de la réunion, que la conjoncture économique actuelle, marquée notamment par la fermeture des institutions bancaires continue de peser lourdement sur le bien-être social de la population.

