Le Burundi a tenu à clarifier sa position concernant sa présence militaire en République démocratique du Congo (RDC), réfutant toute implication directe dans le conflit armé qui secoue l’Est du pays. Selon les autorités burundaises, leur engagement aux côtés de la RDC répond avant tout à un impératif de sécurisation de leurs ressortissants et s’inscrit dans une logique de soutien à la stabilité régionale.
« Non, le Burundi n’est pas parti au conflit en RDC. Le Burundi est allé appuyer la RDC pour sécuriser ses citoyens », a déclaré le président burundais Évariste Ndayishimiye, soulignant que cette présence n’a pas vocation à alimenter les hostilités, mais plutôt à prévenir l’extension de l’insécurité transfrontalière.
Dans le même esprit, Bujumbura affirme maintenir ses efforts de médiation diplomatique, estimant que la paix dans la région des Grands Lacs demeure une responsabilité collective. « C’est pour cela que nous continuons toujours à assurer, autant que possible, la médiation pour qu’il y ait la paix dans cette région », a ajouté le président Ndayishimiye.
Cependant, le Burundi insiste sur la nécessité de conditions préalables strictes avant tout véritable processus de paix. Pour les autorités burundaises, il ne saurait être question de négociations sans des engagements clairs sur le terrain. « Il n’est pas possible que le Congo entame le processus de paix tant qu’il n’y a pas de cessez-le-feu, tant qu’il n’y a pas de séparation des forces, de désengagement, tant que les combattants ne sont pas cantonnés pour entamer le processus », a-t-on précisé.
Cette position rejoint celle exprimée par Kinshasa, qui exige la fin des violences, le retrait des groupes armés et le respect de la souveraineté congolaise comme préalable à toute discussion durable. Alors que les initiatives diplomatiques se multiplient au niveau régional et international, la question du cessez-le-feu effectif reste le principal obstacle à une désescalade durable du conflit dans l’Est de la RDC.

