La capitale congolaise s’est réveillée dans une atmosphère de forte incertitude après l’annonce du gouverneur Daniel Bumba Lubaki sur le déploiement imminent de 3 000 agents sur les principaux axes routiers de la ville. Cette opération, présentée comme une mesure de renforcement de l’ordre et du contrôle de la circulation, devait mobiliser des éléments de la Police nationale congolaise (PNC), de la division urbaine des Transports, ainsi que des services de contrôle routier.
Selon l’annonce officielle, ces agents avaient pour mission de procéder à des contrôles stricts des documents de circulation afin de lutter contre l’insécurité, le désordre urbain et les infractions routières. Mais très vite, le décalage entre la communication officielle et la réalité est apparu.
Dès les premières heures de la matinée, aucun dispositif particulier n’a été observé sur les grandes artères de la capitale : Boulevard du 30 Juin, Rond-point Victoire, Kintambo Magasin, UPN, Ngaba, Masina, Limete ou encore Matete.
Ni barrières, ni points de contrôle visibles, sauf quelques déploiements de la police dans certains coins comme Kintambo Magazin et Matete.
Une situation qui a plongé conducteurs et passagers dans une profonde confusion. Cette incertitude a eu un impact direct sur le transport urbain. Craignant des contrôles annoncés, plusieurs chauffeurs ont suspendu leurs activités, réduisant fortement l’offre de transport.
Profitant de la rareté des véhicules, certains conducteurs peu scrupuleux ont doublé voire triplé les tarifs habituels. Les files d’attente se sont allongées aux arrêts de bus, et de nombreux travailleurs sont arrivés en retard à leurs lieux de service.
Sur les réseaux sociaux comme dans la rue, la population exprime sa colère face à ce qu’elle considère comme une annonce mal préparée, sans dispositif réel sur le terrain.

