La rencontre entre le Président congolais Félix-Antoine Tshisekedi et la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis marque un tournant politique majeur dans le dossier sécuritaire de l’Est de la RDC. Washington semble désormais déterminé à accroître la pression sur Kigali.
À l’issue des échanges, le républicain Chris Smith, président de la sous-commission Afrique, a appelé ouvertement l’administration Trump à imposer des sanctions ciblées contre des responsables rwandais, évoquant même la possibilité de viser directement le président Paul Kagame.
Selon l’élu américain, le Rwanda persiste dans le non-respect des Accords de Washington pour la paix et la prospérité, signés en décembre 2025 entre Kinshasa et Kigali, censés mettre fin aux tensions et à l’instabilité dans la région des Grands Lacs.
Chris Smith estime que les violations répétées de ces engagements sapent les efforts diplomatiques et compromettent durablement la paix dans l’Est de la RDC, théâtre de conflits armés persistants et de crises humanitaires graves.
De son côté, le Président Tshisekedi a rappelé devant les parlementaires américains que la RDC attend des garanties fermes sur l’application effective des accords, insistant sur la responsabilité de la communauté internationale à faire respecter le droit international et la souveraineté congolaise.
Cette prise de position du Congrès américain constitue un signal politique fort : les États-Unis pourraient désormais passer d’un rôle de médiateur à celui d’acteur coercitif, en utilisant l’arme des sanctions pour contraindre Kigali à revoir sa posture régionale.

