La table ronde sur le génocide au Congo, Genocost a débuté ce lundi 31 mars à Kinshasa sur un ton macabre de plus de 10 millions de congolais qui ont perdu la vie sur le champs de bataille ces dernières décennies.
« Au-delà de son visage le plus connu, celui d’un pays aux ressources naturelles abondantes, se cache une réalité sombre, souvent méconnue, ou volontairement ignorée. Plus de 10 millions de vies humaines innocentes, brutalement fauchées par une violence systématique et cyclique, visant des communautés entières. Parmi les exemples les plus marquants, figurent les massacres perpétrés à Kasika et à Makobola dans le Sud-Kivu où les membres des ethnies Lendu et rega furent exterminés en un très court et laps de temps avec des actes d’une cruauté insoutenable, telle que l’enterrement des femmes vivantes« , a rappelé le Président Félix Tshisekedi dans son mot d’ouverture.
Face à ces crimes atroces minimisés par la communauté internationale, la vérité commence enfin à émerger a soutenu le Président de la République, notamment grâce aux rapports des experts des Nations-Unies et des organisations des droits humains.
Ces tragiques épisodes recensés par le Chef de l’État n’ont pour responsable que le Rwanda et ne laissent aucun doute sur l’existence d’un génocide en RDC. Il est incompréhensible, selon Félix Tshisekedi, qu’un tel génocide vienne de la part d’un pays qui lui-même a subi par le passé les horreurs de telles pratiques déshumanisantes a dénoncé le Chef de l’État.
Genocost, est désormais une plateforme de porter à la face du monde les épurations ethniques dont souffre la RDC à travers différentes guerres d’agression, pour qu’un génocide en RDC soit reconnu par tous et que la mémoire de ces victimes ne soit oubliée ni supprimée.
« La destruction du passé est peut-être le plus grand de tous les crimes disait Simon Bailly « , a remémoré le Président de la République.