Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a condamné avec la plus grande fermeté l’attaque par drones menée par l’AFC/M23 contre l’aéroport de Kisangani, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié ce vendredi 6 février à Addis-Abeba, il exprime sa vive préoccupation face à une action revendiquée par le mouvement armé et dirigée contre une infrastructure aéroportuaire située en plein centre urbain.
L’Union africaine estime que cette attaque constitue une grave violation du droit international humanitaire, notamment des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution. En l’absence de preuves établissant le caractère strictement militaire de la cible, l’aéroport conserve son statut de bien civil et bénéficie, à ce titre, d’une protection pleine et entière. La Commission souligne également que de tels actes sont susceptibles de relever de la qualification d’actes terroristes, au regard des instruments juridiques africains en vigueur.
Mahmoud Ali Youssouf met en garde contre l’élargissement du théâtre des hostilités à des villes éloignées des lignes de front, un scénario jugé extrêmement dangereux pour la stabilité nationale et régionale, ainsi que pour une situation humanitaire déjà critique dans l’est du pays. Il appelle l’AFC/M23 à cesser immédiatement les hostilités, à renoncer aux méthodes de guerre indiscriminées et à se conformer strictement aux engagements pris dans le cadre des efforts de paix.
Enfin, le président de la Commission réaffirme l’attachement indéfectible de l’Union africaine à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la RDC. Il renouvelle l’engagement de l’organisation continentale à soutenir, en coordination avec les mécanismes régionaux et internationaux, toutes les initiatives crédibles visant à restaurer la paix, la sécurité et la stabilité dans l’est du pays.

