Dans les territoires concernés, les portes des églises sont restées closes sans communication officielle claire. Les fidèles affirment ne pas comprendre les motivations de cette décision, alors que, soulignent-ils, leur doctrine s’enracine exclusivement dans les Saintes Écritures. Ils citent notamment l’épître de Paul aux Romains, chapitre 13 : « Que toute personne soit soumise aux autorités légalement établies », rappelant que leur enseignement encourage la prière pour les institutions en place.
Au sein de la communauté, les interrogations se multiplient. Certains s’interrogent sur l’impact des prises de position du prophète sur les réseaux sociaux. D’autres se demandent qui encadrera désormais les milliers de croyants privés de rassemblement spirituel. Des voix plus inquiètes vont jusqu’à questionner les motivations profondes de cette fermeture, se demandant si le mouvement rebelle ne cherche pas à réduire au silence une voix religieuse influente.
Le prophète Jules Mulindwa est réputé pour son franc-parler et ses interventions directes sur les questions sociales et politiques. Depuis l’avènement de l’AFC-M23 dans certaines zones de l’Est, il n’a cessé de commenter la situation, appelant à la responsabilité citoyenne et à la paix. Ses partisans soutiennent qu’il prêche avant tout le civisme et la citoyenneté, loin de toute incitation à la confrontation.
Selon les responsables de l’Église, plus de 500 000 fidèles se retrouvent concernés par cette mesure dans les seules zones sous contrôle rebelle. Privés de leurs lieux de culte, ils sont désormais contraints de rester à domicile, dans l’attente d’une éventuelle réouverture ou d’une clarification officielle.

