Dans un communiqué officiel publié ce mardi, l’autorité urbaine dans la zone occupée par l’AFC M23 impose désormais une réduction stricte du nombre de passagers autorisés à bord des véhicules de transport public opérant dans la capitale provinciale du Nord-Kivu.
Selon cette nouvelle réglementation, les bus HIACE ne pourront plus transporter que 12 passagers au lieu de 18 auparavant. Les véhicules de type Vanette sont limités à 8 personnes contre 14 précédemment. Les motos BAJAJ devront désormais prendre seulement 4 passagers au lieu de 6, tandis que les motos HAUJANG sont réduites à 8 personnes contre 12 avant cette décision.
À travers ces mesures, les autorités disent vouloir renforcer la distanciation et réduire les contacts directs entre les habitants, dans un contexte marqué par la menace sanitaire grandissante dans la ville de Goma.
Cependant, cette décision suscite déjà des inquiétudes au sein de la population. Plusieurs observateurs estiment que la réduction du nombre de passagers entraînera inévitablement une hausse du coût du transport en commun. Les chauffeurs, confrontés à l’obligation de respecter les versements journaliers exigés par les propriétaires des véhicules, pourraient être tentés d’augmenter les tarifs afin de compenser les pertes.
Les habitants redoutent ainsi de devoir une nouvelle fois subir les conséquences économiques de la crise sanitaire. En l’absence d’une grille tarifaire officiellement fixée par la mairie, certains craignent une flambée anarchique des prix du transport, laissés à l’appréciation des conducteurs et de leurs humeurs.

