Le texte voté confère au Président de la République l’exclusivité de la convocation du scrutin référendaire. Il ouvre également la possibilité d’initiatives de révision de la Constitution, à condition que celles-ci soient soumises au Parlement puis approuvées par voie référendaire par la population congolaise.
Cette adoption suscite déjà de vives réactions au sein de la classe politique. Les députés du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi ont quitté la salle de la plénière avant le vote, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une tentative de contourner l’article 220 de la Constitution.
Cet article verrouille notamment le nombre et la durée des mandats présidentiels en RDC, interdisant toute révision constitutionnelle sur ces dispositions. Pour l’opposition, cette nouvelle loi pourrait ouvrir la voie à des modifications institutionnelles controversées dans un contexte national déjà fragilisé par l’insécurité persistante dans l’Est du pays.
Du côté de la majorité présidentielle, les défenseurs du texte assurent qu’il s’agit d’un mécanisme légal prévu par les institutions de la République et destiné à renforcer l’expression de la souveraineté populaire à travers le référendum.
L’adoption de cette loi intervient alors que les regards restent tournés vers la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les violences armées continuent d’alimenter les inquiétudes de la population et de la communauté internationale.

