Dans la rubrique :

Le spatial, nouvel horizon d’affaires pour l’essor de la RDC et l’Afrique

La 8e édition du réseau d’affaires Makutano, ouvert le 24 octobre dernier, n’était pas qu’un rendez-vous de rencontre d’hommes d’affaires pour discuter des projets entrepreneuriat, secteur privé, business, infrastructure… mais elle a également été un moment de découvrir des nouveaux horizons d’affaires qui s’offrent à l’Afrique en général et en RDC en particulier.   Lire […]
La 8e édition du réseau d’affaires Makutano, ouvert le 24 octobre dernier, n’était pas qu’un rendez-vous de rencontre d’hommes d’affaires pour discuter des projets entrepreneuriat, secteur privé, business, infrastructure… mais elle a également été un moment de découvrir des nouveaux horizons d’affaires qui s’offrent à l’Afrique en général et en RDC en particulier.

 

Lire aussi  La 8e édition de Makuta ouvre ses portes

 

Les opportunités d’affaires dans le spatial puisque c’est de ça qu’il s’agit a été mise au goût du jour dans ces assises qui ont réuni plus de 30 nationalités par M. Maram Kairé, directeur de la société AfricaSpace. Après une brillante présentation essentiellement centrée sur l’apport de l’investissement sur le spatial pour l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD), cet astronaute expérimenté qui contribue au développement des stratégies spatiales dans les pays africains, s’est confié à kt.cd pour interview exclusive.

Kinshasa Times : Que vient faire le spatial dans une rencontre d’ hommes d’affaires ?

Maram Kairé : Ces hommes d’affaires que vous citez sont dans la dynamique de créer de l’économie. Aujourd’hui le spatial est un des vecteurs le plus puissant pour gérer l’économie. Rien qu’à travers le monde l’économie du secteur spatial c’est 346 milliards de dollars pour l’année 2020. Ici en Afrique c’est un secteur qui est en train de se développer. Et rien que l’année dernière nous étions autour de 9 milliards de dollars avec une grande part qui est utilisée à un service à valeur ajoutée. On se projette sur 2025-2026 autour de 22 milliards de dollars. Donc aujourd’hui c’est une aubaine pour le secteur privé qui cherche à trouver de niche sur lequel on peut investir et avoir un retour sur un donnée spatial. Mais ce n’est pas juste ça. On apporte des réponses aux besoins de l’État par rapport à ses missions régaliennes. Il faut avoir un tableau de bord quand on gouverne, savoir comment on surveille nos territoires, savoir comment on développe les secteurs d’activité comme l’agriculture, la santé, l’élevage, l’éducation et répondre également aux besoins des citoyens qui ont besoin de voir tout simplement leur quotidien changer. Et ça le spatial permet de répondre en utilisant les objectifs de développement durable. On apporte des réponses concrètes pour les besoins de la population.

kt.cd: Quel genre de projet la RDC doit-elle mettre en place pour se lancer dans le développement spatial et en tirer des profits ?

MK: Il y en a beaucoup qu’on pourrait citer. La première chose c’est de profiter de l’étendue du territoire pour voir comment aujourd’hui on peut s’affranchir des distances. Si on prend le cas de l’éducation. Il y a beaucoup de volontés, beaucoup de projets de développer le secteur éducatif, mais peut être dans les zones reculées on ne trouve pas les infrastructures, on ne trouve pas les spécialistes nécessaires.

C’est valable aussi dans le domaine médical. On a cité un cas ici par exemple, une dame qui a été obligée de quitter son village pour venir dans la ville pour pouvoir faire son opération. Grâce à l’utilisation de satellites aujourd’hui le spécialiste peut être à Kinshasa dérouler son cours grâce à la télé-enseignement et ce qui sont dans les zones les plus reculées puisse à partir de leur smartphone suivre ce cours là en direct. On peut faire la même chose pour le diagnostic dans le domaine médical et s’affranchir des distances. Le spécialiste peut être ici et faire le diagnostic avec le médecin qui n’a peut-être pas les compétences nécessaires pour faire approfondi, mais qui peut être aidé malgré la distance.

Surveiller les ressources dont dispose le pays, que ce soit les ressources minières, que ce soit dans le cadre de l’utilisation du fleuve, que ce soit dans l’utilisation même de l’environnement, les déforestations… Il y a tellement de choses sur lesquelles les satellites vont apporter des réponses concrètes. Et ça passe par le développement d’applications des plateformes. Ça va booster le secteur de l’innovation, ça va booster le secteur de la start-up. Et ça crée une économie qui permet après de générer des revenus pour toutes ces personnes qui vont travailler dans cet écosystème.

Kt.cd: Dans un environnement d’un pays continent comme la RDC que peut-être les défis à relever pour qu’elle parvienne à utiliser le spatial ?

MK: C’est d’abord la prise de conscience. Nous voulons montrer en fait que contrairement à ce que les gens pensent, le spaciale n’est quelque chose qui est éloignée des réalités de notre continent. Beaucoup pensent en fait que quand on parle de spatial, c’est l’exploration spatiale. C’est-à-dire, prendre des fusées aller sur mars, sur la lune. C’est l’exploration spatiale. Mais l’utilisation du spatial, c’est apporter des réponses aux besoins des utilisateurs. Et ça il faut qu’on le fasse comprendre à la population, aux autorités que la prise de conscience soit beaucoup plus affirmée. Et à partir de là on aura déjà levé une barrière qui est l’appropriation du projet spatial.

Sur le même thème

Nord Kivu: les volcans Nyiragongo et Nyamumagira ne sont pas sous surveillance depuis deux...

Les agents de l'observatoire volcanologique de Goma (OVG) sont en grève sèche depuis le 30 ma 2024. Ces derniers réclament les arriérés de leur salaires.

Exetat 2024 : le meilleur lauréat de cinq provinces a 91 pour cent 

Exetat 2024 le taux de réussite pour l'ensemble de trente (30) Provinces éducationnelles traitées est de 60%.

Goma: une femme et son enfant décèdent dans un incendie à Kihisi

Une mère de famille ainsi que son enfant sont décédés dans un incendie qui s'est déclaré la nuit du hier mardi 23 juillet à Kihisi. Leur maison aussi a toute été ravagé par le feu. L'origine du drame serait la mauvaise installation du réchaud à gaz.

Réglementation des églises : Le permis d’exercice de culte n’est pas prévu par la...

Le permis d'exercice de culte que le ministre impose par la voie d'un communiqué n'est pas prévu par la loi. c'est ce qu'indique Jean-claude Katende sur X

Nord-Kivu : 35 maisons incendiées dans trois jours, la société civile voit la main...

Dans la cité de Sake, 35 maisons ont été incendiée à l'espace de 3 jours. Ce qui ramène à 150 le nombre des maisons incendiées dans trois mois dans cette partie contrôlée par l'armée congolaise. La société civile parle des incendies criminels causés par le M23.