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Au moins 300 morts lors de cycle d’attaques et de représailles à Kwamouth ( HRW)

Près de 300 personnes ont été tuées lors des violences communautaires perpétrées entre juin et mars 2023 dans le territoire de Kwamouth, chef-lieu de la province du Maï-Ndombe. Ce bilan a été publié ce jeudi 30 mars par l’ONG Human Rights Watch. Elle appelle le gouvernement congolais à traiter de toute urgence les litiges de […]

Près de 300 personnes ont été tuées lors des violences communautaires perpétrées entre juin et mars 2023 dans le territoire de Kwamouth, chef-lieu de la province du Maï-Ndombe. Ce bilan a été publié ce jeudi 30 mars par l’ONG Human Rights Watch.

Elle appelle le gouvernement congolais à traiter de toute urgence les litiges de longue date liés au pouvoir coutumier et aux droits fonciers afin d’éviter la récurrence de telles violences.

« Des villageois issus de communautés majoritairement Teke et Yaka, toutes deux impliquées dans un litige lié à une redevance coutumière et à l’accès à la terre, ont endommagé, détruit, pillé et brûlé des centaines de maisons ainsi que des écoles et des centres de santé », indique HRW.

Human Rignts Watch révèle que « certains membres des forces de sécurité congolaises déployées pour endiguer les violences auraient commis des exactions, notamment des exécutions extrajudiciaires, des pillages et des violences sexuelles ».

Elle estime par ailleurs que le gouvernement n’a pas renforcé les effectifs des forces de sécurité provinciales, pourtant débordées, avant le mois de septembre, et n’a pas fourni une aide adéquate aux plus de 50 000 personnes déplacées par les violences.

« Les autorités congolaises devraient prendre d’urgence les mesures nécessaires pour protéger les civils dans l’ouest du pays contre de nouvelles attaques et faire respecter l’état de droit », a déclaré Thomas Fessy, chercheur senior sur la République démocratique du Congo à Human Rights Watch.

Et d’ajouter : « Il est crucial de traduire en justice les responsables des violences meurtrières à Kwamouth et de répondre aux griefs sous-jacents. »

Les conclusions de Human Rights Watch s’appuient sur des missions de recherche dans les villes de Bandundu et Maluku, menées respectivement en novembre et en décembre, ainsi que sur des entretiens conduits en personne et par téléphone à Kinshasa.

Les violences ont commencé le 9 juin dernier lorsque des fermiers ont porté le litige au domicile d’un chef teke à Masia Mbe. L’un des fermiers a été tué et, le lendemain, des membres issus de la communauté Yaka ont commencé à attaquer les villages teke selon divers responsables, chefs d’église et habitants déplacés.

Depuis, près de 41 000 déplacés ont trouvé refuge dans la province voisine du Kwilu, selon les autorités congolaises.

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