L’humanité a célébré le mardi 22 mars dernier, la 29ème édition de la journée mondiale de l’eau potable. À cette occasion, Mercy Corps, une organisation internationale non gouvernementale d’aide humanitaire
et de développement opérationnel, présente en République démocratique du Congo (RDC) depuis 2007 n’a pas manquer à vanter ses mérites, pour ses multiples interventions dans ce secteur.
Dans une interview accordée à Kt.cd ce mercredi 23 mars, Tom Mosquera chief of party-USAID’s sustainable water and sanitation Systems activity , a indiqué que Mercy Corps fournit
une aide d’urgence vitale aux personnes les plus vulnérables, affectées par le conflit à l’est
de la RDC, tout en travaillant avec les communautés pour créer des solutions durables pour la
croissance économique, l’atténuation des conflits et une sécurité alimentaire et hydrique durable.
Poursuivant, l’humanitaire a fait savoir que dans le cadre du projet IMAGINE, son organisation a desservi en eau potable plus de 1.000.000.000 de personnes, en provinces du Nord et du Sud-Kivu. Une intervention qui a contribué sensiblement à la réduction du taux de diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans
de 13% à 4,6 % et 5,3 % respectivement pour Goma et Bukavu, de février 2016 à février
2021.
Dans le cadre d’amélioration des conditions d’accès à l’eau potable, MC a construit et réhabilité des points d’eau (bornes de fontaine
et sources) pour desservir une population de 65 000 habitants dans ses zones d’intervention dans la province du Sud-Kivu.
En marge de cette journée, l’ONG a organisé une séance d’échanges avec les membres des conseils locaux de la jeunesse des quartiers Mugunga et Lac-vert, pour réfléchir sur la problématique de l’accès à l’eau potable dans leur entité respective; pendant qu’au Sud-Kivu elle a collaboré avec les zones de santé de Miti Murhesa et Katana.
Quid de la desserte en eau potable après éruption ?
L’éruption du volcan Nyiragongo, le samedi 22 mai de l’année dernière, a sensiblement affecté la desserte en eau potable dans plusieurs quartiers de la ville de Goma et en territoire de Nyiragongo.
En effet, les conduites d’eau ont été endommagées par la lave. Des milliers des ménages qui s’étaient déplacés vers la localité de Sake, à environ 30 km de Goma, n’ont pas trouver de l’eau en retournant dans leurs quartiers. Une situation qui a ramené près de 900.000, du nombre de population qui accède à l’eau, pourtant avant l’éruption c’était un peu plus élevé que ça.
« Cette éruption avait affecté notre réservoir de Bushara en territoire de Nyiragongo, causant ainsi plusieurs dommages dans la fourniture de l’eau. Nos techniciens sont à pied d’œuvre et quand ils vont finir avec les travaux, nous estimons que les chiffres atteindront les 1000.000.000 pourquoi pas plus « , a dit Tom Mosquera.
Signalons que, pour cette année, l’attention a été portée sur les eaux souterraines, comme une ressource invisible dont l’impact est visible partout dans le monde pour commémorer cette journée.